Ouvrage collectif

Période : 20 novembre 2021 au 24 décembre 2021

Lieu : Oujda

Ville/Région : Oujda, Maroc

Site web /Email de contact : g.chouay@gmail.com

Résumé :
Argumentaire :

Au cours des quinze dernières années, le Maroc a réalisé des avancées incontestables, tant sur le plan économique et social que sur celui des libertés individuelles et des droits civiques et politiques. Ces avancées se sont notamment traduites par une croissance économique relativement élevée, une augmentation sensible de la richesse nationale et du niveau de vie moyen de la population, une éradication de l’extrême pauvreté, un accès universel à l’éducation primaire, globalement, un meilleur accès aux services publics de base est assuré. Grâce à ces avancées, le Maroc a pu enclencher un processus de rattrapage économique vers les pays d’Europe du sud (Espagne, France, Italie, Portugal).
Alors que de nombreux indicateurs économiques sont sur la bonne voie, il en est un, cependant, qui accuse toujours un retard. Le processus de convergence économique enclenché depuis 15 ans est relativement lent, notamment en comparaison de celui affiché par d’autres pays émergents qui ont réussi à combler leur retard de façon significative.
Toutefois, selon le rapport de l’OCDE (juillet 2017), présentant un examen multidimensionnel du Maroc et diagnostiquant de manière détaillée cette situation et les insuffisances de son modèle de développement actuel, le Maroc manquerait d’une vision de développement à long terme. Education, emploi, industrie, infrastructures… Le Maroc disposerait de plusieurs stratégies nationales, anciennes ou récentes ; mais celles-ci peinent à produire des résultats en favorisant un développement qui ne profite pas à tous et générateur de déficits insoutenables. Le Maroc manquerait ainsi d’une vision de développement à long terme, avec des objectifs globaux clairs et partagés, des plans d’actions cohérents. Les moyens et les responsabilités ne seraient pas bien définis et une gouvernance nationale et locale serait inappropriée.
L’urgence d’un nouveau modèle de développement pour le Maroc est manifeste. Le Roi Mohammed VI a insisté sur ce point dans son discours d’ouverture de la session parlementaire en octobre 2017. Le Souverain avait appelé le gouvernement, le parlement et toutes les institutions ou instances concernées à revoir le modèle actuel, qui présente de multiples lacunes, afin de l’adapter aux évolutions que connaît le pays et aux aspirations des Marocains.
« Si le Maroc a réalisé des progrès manifestes, mondialement reconnus, le modèle de développement national, en revanche, s’avère aujourd’hui inapte à satisfaire les demandes pressantes et les besoins croissants des citoyens, à réduire les disparités catégorielles et les écarts territoriaux et à réaliser la justice sociale.
A cet égard, Nous invitons le gouvernement, le parlement et les différentes institutions ou instances concernées, chacun dans son domaine de compétence, à reconsidérer notre modèle de développement pour le mettre en phase avec les évolutions que connaît le pays.
Nous formons le souhait que soit élaborée une conception intégrée de ce modèle, propre à lui insuffler un nouveau dynamisme, à dépasser les obstacles qui freinent son évolution et à apporter des remèdes aux faiblesses et autres dysfonctionnements révélés par les évaluations menées sur le terrain. »
Extrait du discours de SM le Roi Mohammed VI du 13 Octobre 2017, devant les membres des deux Chambres du Parlement à l’occasion de l’ouverture de la première session de la 2-ème année législative de la 10-ème législature.
Le nouveau modèle de développement du Maroc doit accorder la priorité à la création d’emplois, la réduction des inégalités sociales et territoriales ainsi que l’amélioration des revenus. Il doit aussi encourager les investissements dans les régions les moins développées, assurer une justice fiscale et élargir la protection sociale. L’investissement dans le capital fixe étant par ailleurs insuffisant pour la conception de ce nouveau modèle de développement, il est essentiel d’investir aussi dans le capital immatériel.
L’objectif de cet ouvrage collectif est de réfléchir sur le nouveau modèle de développement du Maroc, en croisant les regards multidisciplinaires afin de formuler des recommandations. Il s’agit d’un chantier de réflexion et de concertation transdisciplinaire.
De ce fait, nous invitons les universitaires des sciences économiques et de gestion à apporter leurs contributions et enrichir les débats.