Innovation en "Service, Organisations et Société" dans les pays émergents

Période : 12 décembre 2018 au 13 décembre 2018

Lieu : Hôtel Sheraton- Casablanca

Ville/Région : Casablanca, Maroc

Site web /Email de contact : http://www.cimigo.org

Résumé :
Les changements organisationnels, technologiques et sociétaux sont des impératifs pour toutes les économies à la fois développées et émergentes. Ces changements prennent la forme d’innovations qui sont abordées souvent sous l’angle économique selon le principe de la « destruction créatrice » énoncé par Schumpeter en 1942. Cependant afin de concilier à la fois les piliers sociaux, culturels et environnementaux, une approche plus systémique de l’innovation est fortement recommandée. Cette démarche a pour objectif d’allier une gouvernance dite intelligente et innovante et une gestion éclairée des ressources afin de faire face aux besoins des organisations, des entreprises et des citoyens. Dans les économies à économie de marché, l’innovation technologique joue un rôle très important mais elle n’est pas suffisante tant qu’elle ne permet pas de contribuer à créer de la valeur partenariale et relever les défis environnementaux et sociétaux d’un territoire. Plusieurs expressions comme « futur cities », « compact cities », « Innovative cities », « eco city », « intelligent cities », « green cities » sont employées de façon récurrente pour caractériser les villes de demain et faire référence à ces écosystèmes qui sont tournés vers le futur. L’expression « smart cities » pour sa part connaît un usage croissant (Mair et al., 2014). En effet, dans ce cadre-là, l’innovation technologique reprend sa place comme moteur de développement économique et sociétal mais doit être déployée en complément d’une stratégie plus globale consistant à construire un territoire, une ville ou une région répondant aux besoins des citoyens sur le long terme. Les technologies doivent être associées à des choix judicieux en matière de gouvernance. Cette dernière nécessite une plus grande transparence et une meilleure ouverture envers les citoyens-acteurs qui participent pleinement au développement de leur territoire, ville, ou pays.
Promouvoir une économie dite intelligente consiste avant tout à reconsidérer l’innovation au niveau et avec tous les acteurs d’un écosystème, des entreprises, des organisations publiques et plus largement de la société. Cette nouvelle perspective a pour objectif de mettre le citoyen au coeur du processus d’innovation et donc de créer d’autres liens démocratiques entre les gouvernants et les citoyens. La ville socialement responsable vise, entre autres, à l’amélioration de la qualité de vie et de la gouvernance mais permet aussi un développement économique durable. Elle doit conduire à faire évoluer les comportements des citoyens qui, à leur tour, adopteront des comportements plus socialement responsables.
Dans un contexte de restrictions budgétaires auquel sont soumises les organisations publiques (Etat et collectivités locales), l’innovation constitue un levier d’amélioration de l’efficacité et de l’efficience de l’action publique ainsi que de la qualité des services publics. Les organisations publiques étant contraintes de « faire mieux avec moins », l’innovation publique apparaît alors comme un moyen de s’adapter aux transformations de l’environnement. Les innovations auxquelles les organisations publiques peuvent recourir sont de différentes formes : organisationnelles, managériales et relationnelles. L’étude des processus d’innovation publique constitue un thème essentiel de la recherche en management public (De Vries et al., 2015). On trouve dans la littérature des typologies d’innovation publique non convergentes. Comment peut-on alors définir et mesurer l’innovation publique comparativement à l’innovation privée ? Peut-on élaborer un modèle d’innovation publique applicable à toutes les organisations publiques ? Quels sont les déterminants de l’innovation publique sur lesquels les pouvoirs publics doivent agir ? A l’inverse quels sont les freins et les obstacles qui entravent l’innovation publique ?
Les processus de changement dans les organisations publiques se heurtent à une résistance et à des freins d’ordre structurel, stratégique et comportemental (Bartoli et Blatrix, 2015). Comment les organisations publiques peuvent-elles concilier des innovations génératrices de changements et une gestion efficace de leur potentiel humain ? La question de la gouvernance des processus d’innovation associant des partenaires publics et privés dans le cadre de réseaux inter-organisationnels mérite également d’être explorée.
Ce colloque international est conçu comme une plateforme unique d’échanges et de réflexions sur l’économie future. Le but étant d’une part de mettre en lumière les problèmes majeurs actuels et d’autre part de mettre en valeur des innovations technologiques, organisationnelles, institutionnelles et sociétales venant des économies émergentes. Ce colloque international a pour objectif de permettre des propositions et des explorations de modèles alternatifs et de susciter un partage d’expériences entre académiques et professionnels de divers pays.
A titre indicatif, et sans qu’il s’agisse d’une liste exhaustive, les thèmes suivants peuvent être étudiés :
 Economie dite intelligente : économie digitale,
 Société dite intelligente (consommation collaborative),
 Gouvernance dite intelligente,
 Innovation des services (santé, transport …),
 Innovation et bien-être,
 Innovation dans les écosystèmes,
 Innovation territoriale,
 Innovation sociétale,
 Innovations managériales, organisationnelles, technologiques,
 Innovations de service, de marketing et de gouvernance,
 Innovations technologiques et communication,
 Convergences / spécificités des innovations privées et des innovations publiques,
 Innovations et entrepreneuriat social.

Dates clés :
 15 juillet 2018 : date limite d’envoi des intentions de communications avec résumé.
 31 juillet 2018 : date de notification d’acceptation.
 01 octobre 2018 : date limite d’envoi du texte intégral de la communication.
 31 octobre 2018 : envoi aux auteurs du rapport d’évaluation du comité scientifique.
 15 novembre 2018 : date limite de réception des textes avec les modifications demandées.
 12 -13 décembre 2018 : Colloque

Types de papiers :
Les communications peuvent être soumises en français ou en anglais. Ce premier colloque international a pour objectif d’accueillir des présentations académiques et des présentations de professionnels sur la thématique des innovations. Deux types de présentations sont donc possibles :
 Présentation de recherche : Des travaux de recherche en cours réalisés par des chercheurs ou des doctorants.
 Présentation de professionnel : Des professionnels d’entreprises ou des responsables d’organisations publiques souhaitant communiquer sur un ou des projet(s) innovant(s) concret(s) qui touche(nt) à une innovation de service (technologique ou non), une innovation organisationnelle ou une innovation à impact sociétal. L’originalité du projet ainsi que son identité “made in” pays émergents sont des critères importants pour la sélection de ce type de présentation.

Normes des soumissions :
Les intentions de communication doivent être envoyées avant le 15 juillet 2018 sous forme d’un résumé de 4 500 caractères (espaces compris) au maximum précisant le titre de la présentation, le type de la présentation (communication, témoignage ou thèse de doctorat en cours), les auteurs avec leurs coordonnées.
Les textes complets de 15 pages ou 40 000 caractères (espaces compris) au maximum doivent être envoyés avant le 1er octobre 2018.
MS Word, Times New Roman, taille 11, simple interligne. 2,3 cm de marge à gauche, 4,4 cm de marge à droite, 2,5 cm en haut et 3 cm en bas. Orientation du papier en portrait. Afficher les pages en vis-à-vis pour l’ensemble du texte. Format papier B5 : 18,2 cm en largeur et 25,7 cm en hauteur avec les en-têtes à 0 cm et les pieds de page à 2 cm. Les titres et sous-titres doivent être en gras, sur une ligne séparée, justifiée en majuscules. La page de titre du papier doit faire apparaître sur une page séparée du corps du texte : Titre du papier, Type d’intervenant : présentation de recherche, présentation de professionnel. Faire apparaître également sur cette première page, le nom de la personne à contacter : choisir une personne parmi les auteurs comme contact. Indiquer la liste des auteurs dans l’ordre souhaité. Donner les coordonnées de chaque auteur : Nom, Organisation, ou Université d’affiliation, Fonction de chaque auteur, Adresse professionnelle, Téléphone, Courriel. Les références bibliographiques classées selon l’ordre alphabétique des auteurs doivent figurer à la fin du papier. Le papier proposé doit être précédé d’un résumé d’une dizaine de lignes maximum et 5 mots clés.

Correspondance et soumissions : contactcolloque@cimigo.org

Comité de pilotage :
Badia OULHADJ, LASMO, ENCG de Settat – Université Hassan Ier, MAROC
Wafa HAMMEDI, NADI, Université de Namur, BELGIQUE
Djamel KHOUATRA, ISEOR, IAE de Lyon – Université Jean Moulin Lyon 3, FRANCE
Linda NASR, Texas State University, USA

Site web : cimigo.org